31èmes RENCONTRES TRANSMUSICALES DE RENNES _ 2.3.4.5 DEC 09
Une fois la rentrée passée et les premières vacances de la toussaint achevées, enfant, nous n’attendions qu’une seule chose : Noël, ses catalogues de grandes surfaces et ses décorations qui commençaient à fleurir sur les lampadaires des rues. Aujourd’hui ce ne sont plus les catalogues pleins de barbies, de legos et de playstations que nous attendons, mais le programme des Transmusicales ! Et nous le feuilletons toujours avec autant d’attente et d’émerveillement. Fin septembre, nous avions donc rendez vous avec le père Noël ! Notre père Noël à nous c’est Jean Louis Brossard, le directeur des Trans, la barbe et le manteau rouge en moins, une clope et un café-calva en plus ! Compte rendu de conférence de presse !
Tout d’abord une nouveauté de taille. Après avoir réinstallé le village des Trans en plein cœur de Rennes l’année dernière, nous aurons le plaisir de redécouvrir un Liberté flambant neuf pour une unique soirée. Après 5 ans d’exil en périphérie, c’est un équipement neuf qui nous proposera 2 salles et une dizaine d’artistes le jeudi soir, petit échauffement avant de s'attaquer au parc des expos et à ses 3 gigantesques halls durant deux soirées. 20 artistes par soir au parc expo, une dizaine au Liberté, autant à l’UBU sur quatre jours, idem à la petite salle confortable de la Cité, une douzaine au 4bis, la résidence annuelle à l’Aire Libre, et de la danse au Triangle ! Nous nous retrouvons face à la délicate opération de vous parler de près de 80 artistes venant des quatre coins du globe et que nous ne connaissons forcément pas !
Commençons par les insolites et les exotiques ! Certainement le groupe le plus barjot de cette programmation :
Gaggle (photo de gauche). Imaginez sur scène une vingtaine de riot grrrrls pur sang royal vous rentrer dedans à grands coups de polyphonies bordéliques sur un punk funk rugueux et vous aurez le tableau.
Vrelo, made in Serbie. Une chorale de huit membres qui originellement, souhaitait perpétuer la tradition de chants paysans du XIIème siècle. Aujourd’hui ces voix mystérieuses font pensez à du Dead Can Dance sauce traditionnelle. C’est Emir Kusturica qui les a fait découvrir à notre Père Noël. Retour sur les terres d’Albion avec
The Agitator, duo Big Mouth vs Big Beat qui a décidé de composer exclusivement à partir de voix et de percussions. En concert, ces harangues minimalistes s'apparentent à du slam et font de plus en plus de fidèles du coté de Londres. Pour l’exotisme, il faudra avoir du courage et de l’énergie puisque c’est entre 3h et 6h du matin le dimanche, que se produiront respectivement
The Very Best, trio venant du Malawi, de France et de Suède qui s’est formé à Londres et qui a convié M.I.A. et le chanteur de Vampire Week-End sur son premier album.
Fauna, argentins et inventeur du tropitronica.
Meneo (photo du centre), duo ispano-guatemaltais qui malaxe techno hardcore et rock, sonorités latines et accents ragga, le tout saupoudré de sons 8-bit. Ou encore,
Gooseflesh (photo de droite) des turcs version hedbanger, de quoi coller vos baskets au dance floor jusqu’au lever du soleil !
Coté dance et sueur, il faudra également compter sur le nouveau projet de Diplo et Switch,
Major Lazer qui fait se catapulter ragga digital, grime et électro stridente. Leur compatriote jamaïcaine
Terry Lynn (photo de gauche) sera également présente et fera valser les étiquettes machistes du ragga, arme au point et flow à faire pâlir Sizzla ! Arme au point c’est également
Ezra Bang & The Hot Machine (photo du centre) qui a le don de transformer le plus banal des concerts en émeute générale. Découvert par Chuck D de Public Enemy le leader de ce collectif anglo-ricain à déjà plusieurs interdictions de séjour à son actif au Pays-Bas comme au Royaume-Unis. Dance toujours, mais plus les yeux vers le ciel et la boulle à facettes, l’onirisme suédois sera représenté par
The Field et
Fever Ray. Les islandais
FM Belfast penchent eux du coté de la pop, les belges
Aeroplane du disco, les irlandais
The Japanese Popstars font « banger » les têtes. Enfin, la touch française sera donnée par
Mr Oizo,
Popof et l’exilé londonien
Danton Eeprom (photo de droite) .
Mais ne vous méprenez pas, les Trans ne sont pas devenues qu’un festival de musiques électroniques, bien au contraire. La programmation de l’UBU et de la Cité propose de vous faire découvrir du rock psychédélique californien avec
Brightblack Morning Light et ses vapeurs opiacées.
Cass Mc Combs y distillera une pop-folk noire et intemporelle.
Slow Joe & The Ginger Accident est la rencontre incroyable entre un vieux crooner Indien et un bidouilleur Lyonnais qui font naître une musique entre blues noir et soul blanche, ailleurs, quelque part entre l’Inde et la France.
Django Django,
Gablé,
Transformer,
La Terre Tremble ou encore
NIMH sont des groupes complètement inclassables qui inventent leur propre vocabulaire musical avec tout ce qui leur tombe sous la main, guitares, jouets, machines, pop, folk, post-punk, groove, funk, mi-organique mi-électronique, ces cinq groupes valent dans tous les cas le détour !
Peut-être moins originaux, mais certainement les groupes mainstream de demain, on risque de beaucoup entendre le nom de
The Carps (photo de gauche) dans les allées du parc Expo. Duo canadien basse-batterie alliant leurs influences communes qui vont du punk rock à la motown en passant par le psychédélisme. On pense aux productions électro-soul de Timbaland ou encore à Block Party.
The Phantom Band (photo du centre) risque également de faire parler de lui. Jean Louis Brossard le vend en tout cas comme le meilleur groupe qu’il ai pu voir sur scène depuis longtemps. On entend du "
Stereolab, Can, The National, Neu!, Death In Vegas ou Depeche Mode dans des morceaux soutenus par une rythmique tellurique et motorik." Originaire d’outre-manche encore,
Hook & The Twin a également retenu notre attention avec un single tubesque et ondulant, Bang Bang Cherry ! Un dernier nom à retenir s’il vous reste encore un petit peu de place,
Beast (photo de droite). Duo français vivant au Canada, Betty Bonifassi (ex-chanteuse de Champion) et Jean-Phi Goncalves ont inventé le terme Trip-Rock pour se qualifier. Voix rageuse digne des plus grandes divas soul-rock, contre guitares agressives et ryhtmique tribale vont "
réveiller la Beast qui sommeille en chacun de nous."
Pour vous donnez une idée et pour illustrer cette accumulation de noms de groupes, nous vous avons concocté près de 3h de mix, donc à vos Ipod et bonne découverte.
Bonnes Rencontres Transmusicales 2009 ! _
O:liv - Novembre 2009
podcast spécial transmusicales : part I - part II
infos - programmation : www.lestrans.com