w-h-y ?
 

 

 

Le live, c’est un autre rapport à votre album, vous le voulez plus rock’n’roll, un peu plus péchu… Quelle place prend le live dans le processus de création de l’album, vous y pensez ? Parce qu'il y a une grosse différence entre les chansons de l’album, et vos prestations. C’est carrément plus expérimental, vous partez plus sur les machines…
anthony : En fait, on essaye de faire un truc différent par rapport à l’album, que le public ne retrouve pas exactement l’album sur scène, qu’il y ait des trucs différents, que les gens soit surpris, c’est important, c’est plus sympa.
nicolas : Le but, c’est peut être de mettre les beats un peu plus en avant, faire des passages plus ambiants, mais pas hésiter à partir, quand il faut, les gens préfèrent un truc qui bouge…


Exactement. D’ailleurs, si vous réussissez à avoir un duo énergique basse-batterie, ça peut vraiment prendre une autre dimension…Vous avez réussi a faire quelques essais quand même ?
anthony : Ouai ouai, en fait on a deux potes qui nous dépannent, qui ont l’habitude de jouer dans un groupe de rock…


Au moins pour le printemps de Bourges ?
anthony : Ouai voilà,
nicolas : Mais il sont pris, dans tout les cas, pour la suite…


Ca sera votre premier concert en version Rock…
nicolas : avec la crête et tout… ça va être super bien…


Et vous envisagez pourquoi pas par la suite, des cordes, des voix sur scène ?
nicolas : Pourquoi pas, mais ça coûte cher… (Rire)
anthony : Faut voir… pour plus tard…
nicolas : Déjà à quatre, ça faisait un peu cher alors…


C’est les limites financières de Gooom ?
nicolas : ouai, non, c’est un peu compliqué…


Vous sentez la différence depuis que vous êtes en licence chez Labels ?
nicolas : Pas vraiment, puisque le disque n’est pas encore sortit, mis a part que l’on a fait beaucoup plus d’interviews, on n'a pas de recule pour l’instant…. Ils nous payent les tacos, ça c’est cool… (Rire)


C’est un choix personnel ou c’est Jean Philipe qui vous a conseillé ?
anthony : C’est JP qui a tout géré…
nicolas : nous on est content, mais c’est surtout un contrat qui implique Gooom, c’est un deal entre Gooom et Labels…


Pensez-vous que cela va vous permettre d'avoir plus de facilités pour des collaborations à l’internationale.
anthony : Ouai, ça va sortir à l’étranger, c’est aussi ce qui va changer par rapport au premier qui était un peu distribué en Europe, mais beaucoup moins bien que depuis sa re-sortie chez Labels.


Vous avez une idée de combien vous avez vendu sur le premier ?
anthony : 2000 à peu près…


C’est pas mal pour un premier album…
anthony : C’est clair ça va… Gooom c’est quand même une petite structure…


A la sortie du premier album, vous disiez ne pas connaître énormément de trucs en musique…
anthony : C’était surtout en musique électronique qu’on avait des lacunes, on écoutait surtout beaucoup de noise…


Et depuis, ça a changé ? (Rire)
nicolas : C’est vrai, on a découvert pas mal de groupes électroniques, surtout la scène parisienne, tout clapping music, Evènement, Active suspension…


C’est des gens avec qui vous traînez ça ?
nicolas : Non, pas du tout… On les a rencontré… Mais il y a plein de truc que j’adore, Gel:, domotic, Dorine Muraille…


Dans le sud-est, il n’y a pas de scène électronique ?
nicolas : Non, on a des potes qui font des trucs…


Vous avez donné vocation à certains groupes d’Antibes ?
nicolas : Non, pas vraiment, dans le coin c’est plus reggae, Neo Metal…
anthony : C’est un peu la dèche…


Mais au moins vous êtes tranquilles pour composer !!!
anthony : C’est clair, on est beaucoup plus tranquilles là bas que l’on pourrait l’être à Paris…


Dernière remarque. Le single sortit par Labels s’appelle America, la chanson qui le précède sur l’album s’appelle Church et enfin la plage 9 s’appelle Cyborg… Je trouve que ça colle bizarrement à l’actualité… alors, fruit du hasard, ou choix prémédité ?

anthony + nicolas : (Rire), t’es le premier à nous l’avoir fait remarqué… mais en fait il n'y a pas de rapport… L’album à été composé durant l’été 2002… donc y’avait pas la guerre à l’époque… c’est des noms un peu… Ce n’est pas facile à donner des noms…


Quand vous composez, il y a comme une sorte d’histoire dans vos morceaux ? Vous partez de quoi ?
anthony : On part souvent d’un riff… le plus souvent au clavier… pas trop guitare.
nicolas : Un riff au clavier... (Rire), non mais c’est un peu ça, une mélodie au synthé, et puis, on rajoute chacun des trucs par dessus, c’est un peu du Lego, assez simplement…


Dernier point, votre album est sortit en copy controlled… Quel est votre point de vue sur ce genre de pratique, sur le fait de déjà pouvoir trouver votre album DeadCities... sur le Net…
anthony : Non, c’est sûr, c’est plutôt cool si des personnes tombent sur notre groupe, et que ça le leur fait découvrir et apprécier… mais après c’est pas sûr qu’ils iront l’acheter à la Fnac du coin…
nicolas : dans tous les cas, tant que les Skeuds seront à 140 balles…, je ne peux donc pas dire que je suis vraiment contre, mais c’est quand même quelque chose qui serait censé nous faire vivre…


Vous écoutez beaucoup de nouveautés autrement ? Vous écoutez quoi en ce moment…
nicolas + anthony : Non pas vraiment… pas mal de truc… Astrobotnia sur Rephlex, le Dorinne Murail, Jim O’Rourke, Godspeed…


Propos receuillis par O:liv et Julien _ avril 2003.


chronique
m83 [gooom_2001]
dead cities, red seas and lost ghosts [gooom_2003]

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