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Il
y a des disques qui sont difficilement dissociables
de leur interprétation scénique. Cet album
en est un. Car si on a jamais eu l'occasion d'assister
à un concert de Lightning Bolt (*), on pensera
à l'écoute de "Hypermagic Mountain"
être en présence d'un n-ième groupe
de noise barré pratiquant une musique entre math-rock
sous amphèt' et grindcore version garage. Pourtant,
même si cette comparaison triviale réjouirait
de nombreux groupes, Lightning Bolt est tout de même
plus que ça. Duo basse/batterie cité en
référence par des monstres tels que Sonic
Youth, autant pour leurs prestations scéniques
ahurissantes -toujours au milieu du public- que par
leur enregistrements massifs, ils continuent avec ce
disque à appliquer la formule qui est la leur
: mur de son, groove hypnotique à 200 bpm (!),
grosse caisse omniprésente, et voix filtrée
à travers un micro CB. La basse n'est que distortion
et la batterie une ôde quasi-permanente à
la double-croche. Toutefois, sur ce nouvel opus, les
morceaux sont plus longs et plus variés, on se
surprend même parfois à hocher la tête
sur des morceaux étrangement rock'n roll ("2
Morro morro land", "Captain Caveman"
et l'excellent "Birdy"), puis à sourire
quand Brian Gibson se la jour guitar-hero ("Bizarro
zarro land", "Bizarro bike" et leurs
longs (trop longs ?) passages en tapping). En fait,
tout est résumé dans le titre du dernier
morceau : "No rest for the obsessed".
seb rooney.
(*) pour mieux comprendre le phénomène
Lightning Bolt en live, se procurer le DVD "Power
of Salad (& milkshakes)" sur le même
label.
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