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artiste : lightning bolt

album : hypermagic mountain

label : load records

année : 2005

chroniqué le :
15 décembre 2005
 
Il y a des disques qui sont difficilement dissociables de leur interprétation scénique. Cet album en est un. Car si on a jamais eu l'occasion d'assister à un concert de Lightning Bolt (*), on pensera à l'écoute de "Hypermagic Mountain" être en présence d'un n-ième groupe de noise barré pratiquant une musique entre math-rock sous amphèt' et grindcore version garage. Pourtant, même si cette comparaison triviale réjouirait de nombreux groupes, Lightning Bolt est tout de même plus que ça. Duo basse/batterie cité en référence par des monstres tels que Sonic Youth, autant pour leurs prestations scéniques ahurissantes -toujours au milieu du public- que par leur enregistrements massifs, ils continuent avec ce disque à appliquer la formule qui est la leur : mur de son, groove hypnotique à 200 bpm (!), grosse caisse omniprésente, et voix filtrée à travers un micro CB. La basse n'est que distortion et la batterie une ôde quasi-permanente à la double-croche. Toutefois, sur ce nouvel opus, les morceaux sont plus longs et plus variés, on se surprend même parfois à hocher la tête sur des morceaux étrangement rock'n roll ("2 Morro morro land", "Captain Caveman" et l'excellent "Birdy"), puis à sourire quand Brian Gibson se la jour guitar-hero ("Bizarro zarro land", "Bizarro bike" et leurs longs (trop longs ?) passages en tapping). En fait, tout est résumé dans le titre du dernier morceau : "No rest for the obsessed".

seb rooney.

(*) pour mieux comprendre le phénomène Lightning Bolt en live, se procurer le DVD "Power of Salad (& milkshakes)" sur le même label.