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veneziano est-il un disque politique ? Disque
de musique électronique majoritairement
instrumentale, le discours que souhaite tenir
anthony keyeux est clairement détaillé
dans son autobiographie, malheureusement absente
du livret/CD.
"Je déteste la musique telle qu’elle
est faite, pensée, vendue, et comprise
aujourd’hui. On ne peut que déplorer
l’absence totale de sens critique de la
part du public et surtout l’absence totale
de critique musicale journalistique. La musique
tout comme les médias, est de plus en plus
cynique. Elle se perd dans une citation dénuée
de toute critique et flirte avec le révisionnisme
musical. Nous sommes face à une musique
amnésique gratuite et sans Histoire."
Ce pamphlet prétentieux laisse un arrière-goût
amer au fond de la gorge… Pensons plutôt
au garçon timide qui a livré un
concert brillant à confluences il y a quelques
semaines devant un public conquis et laissons
nous glisser dans la marmelade sonore que nous
sert hypo.
Par quel bout prendre cet objet difforme a l’image
de la pochette ? Cabossée, biscornue, la
musique du parisien est putassière et flirte
avec tous les genres, baise toutes les classes.
Du menuet à la variétoche en passant
par des musiques plus pop[ulaires], tout y passe.
Il en ressort un album kaléidoscopique
et tourbillonnant, des voix dont celle d’Emmanuelle
de Héricourt résonnant comme un
écho tout au long de l’album…
La structure des morceaux tout en break et dérapages
incongrus est une sorte de mille-feuilles éclaté
et recomposé, la crème dessus, les
feuilles dessous en bordel. La révolution
numérique est terminée, hypo joue
live avec des vynils préparés…
retour vers le futur… Ce disque orange fluo
et le pamphlet qui l’accompagne sont-ils
une vision de l’avenir musical qui nous
attend ?
O:liv
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de hypo