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Après
plusieurs albums de hip hop ‘classics’,
Lex Records retrouve ce goût de l’anticonformisme
qui l’avait fait découvrir lors de la sortie
du magistral ‘Seed to sun’
de Boombip. Avant-garde donc, avant hip hop diront certains,
Lex n’est pas le label d’un genre mais un
label au goût prononcé pour les objets
originaux et inclassables - Hymie’s Basement fait
partie de cela.
Why
? qui a sortit cet été un album essentiel,
sombre et intime, et Fog, producteur americain logé
chez les anglais de Ninja Tune ont donc décidé
l’hiver dernier d’enregistrer un album.
Deux semaines auront alors suffit à élaborer
la majorité des 15 titres présents ici.
Né dans l’urgence, Hymie’s Basement
est un recueil de chansons bizarres, pas très
gaies, malgré le sourire qui introduit l’album.
Il est vrai que Fog n’est pas non plus connu pour
ses univers bucoliques et ensoleillés mais plutôt
pour des albums au style difficilement identifiable
où les scratchs, les samples et les beats se
heurtent à des guitares folks malpropres. La
rencontre de ces deux poètes bidouilleurs ne
pouvait donc aboutir qu’a un résultat étrange
tel un voyage à travers ces maisons fantômes
que l’on peut trouver dans les fêtes foraines.
Ça couine, ça coince, ça fait un
peu peur, mais on sait que c’est pour du faux…
Pour du faux, mais c’est quand même joli,
Andrew joue du piano, à deux doigts, comme un
enfant, mais parfois ça sonne comme du Satie…
Yoni fait de même avec sa voix, nasillarde et
drôle qui peut se transformer et devenir douce
tendre et sensible pour donner lieu à des bijoux
de pop minimale tels que Lighting Bolts + Man Hands.
Cet
album inégal dans l’ensemble, respire la
fraîcheur dans laquelle il a été
composé. Bourré de trouvailles, il reflète
le génie ludique de ses créateurs. On
sort de son écoute un sourire mélancolique
au coin des lèvres. Yoni et Andrew se sont bien
amusés et ça se ressent.
O:liv
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