Il
aura fallu un an à Erlend Oye pour se rendre
de Bergen, ville de Norvège dont il est originaire,
à Berlin où il vit actuellement. Sauf
à entreprendre la route qui sépare ces
deux villes à cloche-pied et à reculons,
il semble pourtant peu concevable d'avoir besoin d'autant
de temps. L'explication tient en fait dans l'itinéraire
qu'a choisis le garçon. Pas forcément
le plus court, mais assurément le bon. Barcelone,
Rome, Rennes, New York, Helsinki, autant de villes
étapes que de chansons, qui donnent à
Unrest, son nouvel album, des airs de carnet de route
mis en son. Léger et sautillant, ode à
l'hédonisme et à l'instant présent,
ce disque mêle la sensualité de la house
à d'entêtantes mélodies pop. Le
tout dans un emballage synthétique des plus
saillant. Car les morceaux qui composent Unrest ont
été réalisés en collaboration
avec des producteurs locaux de musique électronique.
On retrouve ainsi Prefuse 73, Morgan Geist (moitié
de Metro Area), Björn Torske ou Schneider TM,
qui tous semblent maîtriser la langue d'Oye,
à en juger par l'homogénéité
jamais contrariée de l'ensemble.
Avec leurs airs de tube de l'été, ces
morceaux sortis en février dernier pourraient
ainsi devenir la parfaite bande-son d'une fin de journée
ensoleillée.
Et tu chantes, chantes, chantes, le refrain qui te
plaît…
julien coudreuse