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artiste : edan

album : beauty and the beat

label : lewis recordings

année : 2005

chroniqué le :
06 février 2006
 
J'aime le concept de la roulette russe du chroniqueur. Un tas de disque presque tous inconnus, une platine et un ordinateur portable en guise de machine à écrire. Les temps changent. L'éclectisme du rédac'chef de w-h-y ? qui reçoit et dispatche les disques n'est pas pour rien dans le fun du jeu.

Sans rien connaitre d'Edan, donc, je pousse son disque dans le lecteur. Un étrange mélange d'easy listening et de hip-hop rappelant vaguement les beastie boys époque 'check your head' emplit la pièce. Pas révolutionnaire, mais très agréable. Après une intro instrumentale, Edan pose un flow de rappeur blanc sur des instrus principalement construites à base de sample de rock seventies ('Funky Voltron', featuring Insight). Guitares psychés, batterie période led zep et orgue tout droit sortis d'un épisode de starsky et hutch, au moment où les 2 flics en ford torino rouge vont rendre visite à Huggy. En moins funky tout de même. Alors que les morceaux s'enchaînent sans temps mort, il devient évident que cet album d'Edan n'est pas aussi léger qu'il y paraît. Même si certaines des sonorités évoquées ci-dessus réapparaissent parfois au fil des pistes, des ambiances plus lourdes, des beats plus massifs et un flow plus sombre s'installent progressivement. Quelques boucles jazzy, un peu plus de reverb sur les voix, des featuring (Percee-P, Mr Lif, Dagha) et la sauce prend.

Cet album, sans toutefois être un monument hip-hop, est suffisamment varié pour capter l'attention car il s'appuie sur des instrus originales reflets des affinités musicales d'Edan avec certains styles (rock 70's, jazz, et évidemment hip-hop). La lecture à posteriori de sa biographie sur son site web (plutôt fun, à lire sur http://www.humblemagnificent.com) confirmera cette hypothèse.

De toute évidence, ce soir j'ai joué et j'ai gagné.

seb rooney.

lire également le portrait d'edan ici