Nouvelle
pierre au petit édifice du jeune label
parisien active suspension, jusque là plus
orienté vers une électronica expérimentale
métissée de pop, toujours exigeante
[O.lamm, Domotic, Shinsei].
Nous avons découvert Davide Balula, seul,
à la guitare, lors de la soirée
active suspension vs clapping music à la
galerie EOF en mars dernier. Il nous avait joué
de petites pops songs sensibles, délicatement
susurrées à la limite de l’audible.
Nous retrouvons cette douce densité tout
au long de son nouvel album, pellicule.
Aucun autre titre ne pouvait mieux imager cette
musique toujours à la limite de la cassure.
Sous un folk minimal, pellicule grouille
d’une vie électronique peuplée
de bruits domestiques capturés au quotidien
- lecteur CD, micro onde, radioréveil démonté,
mobylette. Sur ces différentes couches
sensibles s’ajoute le chant fragile de Davide
Balula. Chant trilingue, français, anglais,
portugais, qui, quand il devient audible raconte
des situations naïves comme la fonte d’un
glaçon, ou de sensations telles que le
contact d’une pile sur la langue.
La densité des paysages musicaux que Davide
nous dessine est bourrée de micro-détails
que les amoureux d’émotions à
fleur de peau se feront un plaisir de découvrir.
O:liv