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Peter
I’m Flying [Playdoh, Margo, Monogram…] sort
le premier volume de la série ‘Pardon my
french’. Série ayant pour vocation de présenter
de nouveaux groupes français sous un format cd-10
titres [5 originaux et 5 remixes].
Le
premier de ces groupes sera donc Cinelux, side project
de Stuntman5 - responsable de Bretzel
Arabesque, excellent album sorti l’année
dernière sur effervescence, Lauphi
- Dj’s au sein des magnetic DJukebox et Tordéonde
qui devrait sortir un premier album de bidouillage électronique
lo-fi sur effervescence cette année. Trois fortes
identités musicales mêlant leurs propres
influences, de l’électronica au post rock,
du jazz au hip-hop, pour créer des compositions
proches des univers de Tortoise ou Dj Shadow, de Can
ou de Four Tet. Chacun de leurs morceaux s’étire
autour d’une base rythmique métronomique
et répétitive autour de laquelle s’articule
de savants mélanges de séquences d’instruments
live samplés et d’électronique.
L’ensemble, à l’apparence complexe,
fonctionne remarquablement bien et le résultat
très cohérent en devient limpide.
A ces 5 titres originaux se mêlent 6 remixes égalant
leur modèle de part leur qualité. Capitol
K débute cette série par ‘The Butter
and The Milk’ digne d’un LCD sound system
- rythme et sonorité 80’s en avant, Tepr
[1/2 de Abstrack Keal Agram] poursuit avec une version
de ‘Rob’ ralentie ou s’alternent plages
calmes et passages noisy, Machinedrum [Merck Records]
et Tlone [Musikexperience] revisitent le morceau ‘Hollis’
pour deux versions aussi différentes que personnelles,
la première au charme jazzy, la seconde sombre
et biscornue. Mitchell Akiama produit un morceau électronica
plus classique, enfin la palme revient au dernier remix
clôturant cette série. Remix par Jean [???]
qui se réapproprie entièrement le titre
‘Une porte’, l’étirant, le
dilatant, le transformant, réussissant le mariage
entre Third Eye Foundation et Cinelux…
Le
jeune label rennais réussit son premier essai
avec brio. Il présente un nouveau groupe sous
un format intelligent, ‘Pardon my french’,
oui, je crois que l’on peut leur pardonner et
leur souhaiter un bel avenir. Vivement le prochain volume…
O:liv
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