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+ ZOOM : 30ème RENCONTRES TRANS MUSICALES - 3.4.5.6 DECEMBRE 2008 - EDITO |
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En juin 1979 les Trans Musicales de Rennes clamaient haut et fort : “Notre intention est de défendre, de diffuser une autre idée de la musique que celle dont on cherche à gaver le public”. Et ce n’est pas à sa trentième édition que le festival va changer de principe. Point de commémoration cette année mais toujours les même idéaux privilégiant la remise en question et le frisson de l’inconnu. Comme ils le disent si bien : “Il y a trop à faire avec le présent pour se pencher sur son passé”. |
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Seule incursion dans le passé au programme, la présence de The Residents, groupe culte qui continue ses expérimentations aux confins du rock et de la pop après plus de 40 ans de carrière, l’événement du samedi soir. A leurs cotés près d’une centaine de nouveaux groupes qui ont sorti pour les plus expérimentés un ou deux albums, mais l’essentiel de leur production se limite à quelques maxis, 45 tours ou titres à l’unité en écoute sur leur myspace. |
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Nous retrouverons la plus grande partie de la programmation, comme les années passées, aux (trop) grands halls, près de l’aéroport. La salle de la Cité consacrera ses deux premières après-midi à la pop et au rock majoritairement UK. Le samedi sera lui, plus groovy/soul. A partir de 16h30 tous les jours, L’UBU se transformera en auberge espagnole avec des groupes de Lettonie, Slovaquie, Malte, République Tchèque, Hongrie, Finlande, Belgique, Italie, Grande-Bretagne et France... La résidence de l’Aire Libre a été proposée, cette année, au voisin Yann Tiersen qui a invité Orka, un groupe qui vient des Iles Féroé et qui joue une musique brute, mystique, énigmatique, sale, étrange, folle et drôlement étincelante... à découvrir.
Un nouveau lieu fait son apparition pour cette trentième édition, il s’agit du nouvel espace jeune du CRIJ Bretagne : le 4bis. Situé près de la gare, derrière l’ancien Liberté. Cette salle consacrera sa programmation à la jeune scène française avec quatre après-midi en accès libre. Hall 21, The Wankin‘ Noodles, Rotor Jambreks le mercredi et 64 Dollars Question, The Summer of Maria et Nola’s Noise le samedi, joueront tous sur les variations du rock. Du punk à la brit pop en passant par la noise, limite rockab ou plus proche des Who pour certains. Le vendredi, nous retrouverons des groupes déjà croisés dans nos playlists. Il s’agit de Depth Afect et Debmaster qui délivrent un hip hop sombre et électro ; ainsi que Peter Digital Orchestra. Le jeudi sera plus métissé et multi-instrumentiste. |
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Commençons maintenant par faire un tour des quelques groupes qui ne nous sont pas totalement inconnus mais que nous n’avons encore jamais vus sur scène. Tout d’abord le duo français vivant à Londres et qui buzz pas mal outre manche, John & Jehn (photo ci-dessus à gauche). Ils se sont fait remarquer avec un album rock-amer souvent comparé à The Kills, mais pas seulement. Nous finirons surement la soirée du jeudi en dansant sur les hypes Blamma ! Blamma ! et Autokratz.
Le vendredi il faudra essayer de ne pas arriver trop tard pour voir Padded Cell (photo ci-dessus à droite), duo post-punk groovy signé chez DC recording, les fluos Naive New Beaters, et les plus classieux et électro rock The Penelopes accompagnés pour l’occasion de (dj) Morpheus. Buzz toujours, avec le phénomène roumain Miss Platnum (photo ci-dessus au centre) et son tube un peu limite, Give Me The Food, tout de même remixé par Busy P & DSL et Shantel. Mixture R’n’B/balkano/hip hop, à voir pour pouvoir juger. Fin de soirée également alléchante ce vendredi, avec en exclusivité le nouveau live de Birdy Nam Nam, le toujours efficace SebastiAn, et le nouvel espoir clubbing français et voisin de Yuksek, The Shoes, proche de Brodinsky qui jouera à son tour le samedi soir.
Le samedi, justement, débutera calmement avec le bricoleur lo-fi foutraque Gablé (photo ci-dessous au centre), qui nous fait penser à Why ?, The Books ou Daniel Johnston. Arrivés au parc des expo, nous irons voir la délurée Ebony Bones (photo ci-dessous à gauche) qui qualifie ses productions comme si " les Clash rencontraient Grace Jones qui aurait rencontré Björk". Le hall 4 continuera ensuite à vibrer au son booty, dirty, baile funk avec trois artistes proches de MIA ou Santogold : Switch, The Count & Sinden Sound System, et enfin Diplo. Chris de Luca (ex Funkstörung) vs Phon.o ne relâcheront pas la pression et viendront nous présenter leur premier album signé sur le label de T.Raumschiere, Shitkatapult. Les multi-champions DMC par équipe, ex-Coup de Crosse, maintenant Beat Torrent nous assommeront avec leur set explosif. Et on espère que le trop buzzé Dj Mujava (photo ci-dessous à droite) sera plus inspiré qu’a son premier passage en France au Social Club où il nous avait bien déçus. Question mix efficace, la française Missil sera également dans la place. Notons enfin la présence de Clara Moto en début de soirée, productrice autrichienne qui distille une micro-house délicate et hypnotique. Hypnotique, The Driver aka Manu le Malin sait également l’être, mais dans un registre plus Hardcore. Il aura ainsi l’honneur de clôturer cette trentième édition. |
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Mais tous ces noms ne sont que la partie visible de l’iceberg... Il nous reste encore à découvrir plusieurs dizaines de groupes et djs qui, à la lecture du programme, nous donnent vraiment envie de faire le déplacement. Par exemple le folk minimal de Bon Iver, disque du mois pour MOJO et Uncut et disque de la semaine pour le Sunday Times. L’anglais Esser qui n’est pas sans rappeler Hot Chip ou The Street. Le songwriter letton Goran Gora distille une musique doucereusement acide. La jeune londonienne de 21 ans, Micachu (photo ci-dessous à gauche), a été repérée et signée par le grand Matthew Herbert. Sa musique ne ressemble pas à grand chose de connu. Peut-être proche des artistes signés sur Paw tracks le label de Animal Collective. Le jeudi, l’UBU nous promet de belle découverte avec le groupe phare de Bratislava (slovaquie) P.P.E qui site comme références FatBoySlim, The Talking Heads ou My Bloody Valentine... hum ! Les maltais de Mathematikal qui ont inventé un style qu’ils appellent le Plonk et qui serait un mélange de funk, de dance et de toutes les choses qu'ils adorent... hum hum !! Et enfin les tchèques Le Pneumatiq qui nous promettent une véritable petite bombe breakbeat très dansante… hum hum hum !!! |
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Sur les (trop) grandes scènes des halls, il est toujours difficile de se faire une véritable idée des groupes qui s’y produisent, mais nous tenterons notre chance en allant voir Maths Class (photo ci-dessus au centre) que certaines critiques anglaises n’ont pas hésité à qualifier de " meilleur groupe sur scène jusqu’à présent" ! Sur disque c’est rock et c’est brut ! Le glitch hop vous connaissez ? C’est la nouvelle sensation hip hop venue de L.A. Un genre musical où se croisent Snoop Dogg et Autechre, Cypress Hill et la musique concrète. Héritiers de la Glitch des années 90 et du hip hop, The Glitch Mob est un collectif de quatre DJs qui incarne à merveille ce nouveau courant. Filthy Dukes, remixers de génie (The Rakes, The Maccabees, LCD Soundsystem ou Simian Mobile Disco sont déjà passés entre leurs mains) et leur subtil mélange d’electro, punk-funk, acid house et disco bien barrée. Les new yorkais Professor Murder mélange ultra-dansant de rythmiques dancehall et de claviers post punk, peuvent faire penser à Excepter pour ceux qui connaissent. Nous irons surement jeter une oreille lors du passage des bruyants et psychédéliques anges noirs, The Black Angels. Nous ne manquerons pas non plus d'aller voir le punk rock des américains The Death Set. Pour vous faire une idée de ce duo signé sur counter, la division rock de ninja tune, deux chiffres, leur set classique c’est 18 morceaux pour 26 mn ! L’espagnol, inclassable, psychédélique, remuant, expérimental, El Guincho (photo ci-dessus à droite) est passé cet été à Villette Sonique et n’a laissé personne indifférent. Une nouvelle chance de faire sa connaissance. Internationales toujours, les Trans nous transporteront au Japon et nous présenteront Hifana, duo d’improvisateurs hip hop proche de Dj Kentaro. La Lituanie ensuite, pays de résidence du trio électro Metal on Metal qui définissent leur musique comme de la " slaughter house", autrement dit " abattoir" en anglais : le jeu de mots est à leur image, sans vergogne ! Non loin de là, nous visiterons le russe The Proxy, récente recrue de Turbo Recording, le label canadien de Tiga. Ses différents remixes de Digitalism, Moby, BoysNoize sont dans la pure lignée fidget actuelle. The Proxy est corrosif, déjanté, bruyant : des grosses basses, des gros beats, pour un gros dancefloor. |
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Bref, l’iceberg est énorme, que vous le preniez par dessus ou par dessous c’est infini... Et je ne vous ai fait que le détail du festival des Trans Musicales. Mais le problème c’est qu’a Rennes en ville, il y a le festival dans le festival, je parle du festival des Bar En Trans qui propose également près de 75 groupes, pour la majorité inconnus au bataillon. |
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Dans tous les cas, cette année encore, il faudra le don d’ubiquité pour tout voir, prendre le temps de vider quelques bières, quelques verres, manger quelques galettes/saucisses, récupérer de sa petite gueule de bois de la veille et recommencer... le lendemain... tout un programme ! Promis on va essayer de voir le maximum de choses et on vous racontera. _ O:liv - Novembre 2008 |
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